L’ours des Pyrénées
Pro et anti-ours dans les Pyrénées

On l’appelle “hartza” au Pays Basque, “lo mossu” en Occitanie, “ossa” en Catalogne.
Si la population ursine est attestée dans toute l’Europe au moyen-âge, son déclin n’a cessé de se confirmer jusqu’à la fin du XXème siècle, où les phases de ré-introduction ont commencé sous l’implusion de l’Europe.
C’est ainsi que l’on observera le dernier ours dans les Alpes en 1937.
Aujourd’hui il reste toutefois de nombreux foyers dans les régions montagneuses de l’Europe, avec une cohabitation avec l’homme plus où moins tolérée.
En France, il faut rappeler que pendant la révolution Française, l’arrêté du 19 pluvoise An V prévoyait l’organisation de la chasse pour la destruction des animaux nuisibles. L’ours faisait évidement parti de cette macabre liste.
Cette chasse organisée par l’état incluyait une prime financière qui perdurera jusqu’en 1947. Puis vint l’interdiction définitive de la chasse à l’ours vingt ans plus tard. Depuis, en France et en Espagne, certaines fédérations de chasse sont désormais impliquées dans des programmes de conservation de l’Ours brun, dont l’origine était commune jusque dans les Monts Cantabriques.
Plan d’action pour l’ours
Au début du XXe siècle, on estime la population à 150 ours sur l’ensemble du massif pyrénéen, pour chuter à une quinzaine d’individus dans les années 70-80. Depuis l’introduction d’ours slovènes ont permis de stabiliser l’effectif pyrénéen. Des discordes demeurent actuellement entre pro-ours et anti-ours. Bien qu’indemnisées les attaques sur les troupeaux de brebis, de chevaux ou encore de ruches, laissent un constat d’effroi pour les éleveurs et les bergers. Le Plan d’action pour l’ours brun 2018-2028 prévoit la viabilité de 110 individus sur tout le massif pyrénéen.
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